Mondial 2010 sans vuvuzela
V-Project
Le slogan le plus classe
 
Si Juvabien, c'est Juventus !
Coupes
Écrit par Benamoch, Totogne, Plé, matou, QSS, Nephtalie, sakaricard   
30-11-2009
La grande classe. Victorieux de la Juve sans jamais être réellement inquiétés, les Girondins ont assuré la première place de leur groupe et une fin d'année douillette. Le meilleur dans tout ça c'est qu'on est à peine étonné.

Bordeaux surclasse la Juve
Non Mathieu, on a dit "pas sentir le cucul !"

La fiche du match

Composition Bordeaux 

Composition Juventus Turin

Gagner sans Gourcuff ?

Pour composer l'équipe qui a battu la Juve (ça fait du bien de le dire quand même), Laurent Blanc a dû se passer de Yoann Gourcuff blessé. Convaincu par son 4-5-1 européen, c'est Plasil qui a tenu le rôle de milieu offensif axial. Son profil, assez différent de celui de l'ancien Milanais, a impliqué un changement radical du rôle de cette pointe du milieu de terrain. Beaucoup plus numéro 10 et meneur de jeu qu'attaquant de soutien et 9 1/2, le Tchèque a été une gêne considérable pour le milieu turinois et a joué les relais d'une aile à l'autre, de Wendel à Gouffran, ces derniers allant parfois jusqu'à décaler leurs latéraux. Ce 4-5-1 redynamisé a apporté aux Girondins plus de fluidité dans leur jeu avec, en plus, un Fernando très à l'aise juste derrière Plasil. C'est simple, sans Gourcuff, Bordeaux a peut-être effectué son match le plus abouti collectivement face à la Juve.. Alors que Fernando Cavenaghi peine à retrouver son niveau et que David Bellion semble vouloir retourner à Nice, on peut se demander si le losange à la peine ces dernières semaines ne pourrait pas céder sa place à ce 4-5-1 très alléchant.


A chaque système sa réponse

Laurent Blanc l'a évoqué après la rencontre : le système bordelais a su répondre aux deux organisations utilisées par Ciro Ferrara depuis le début de la saison. En première période, les Bordelais ont pris le dessus sur le 4-2-3-1 turinois grâce à l'important pressing de Plasil et Fernando sur Sissoko et Felipe Melo, les deux relais entre la défense et Diego, le maître à jouer. En coupant cette liaison verticale, ils ont forcé les Turinois à passer par leurs latéraux, Grosso et Caceres, peu à l'aise quand il s'agit de remonter les ballons. A l'arrivée, la Juve s'est mise à sauter son milieu de terrain pour tenter de trouver Amauri et espérer profiter des seconds ballons mais entre Diarra, Ciani et Planus, l'Italo-Brésilien n'avait que très peu d'espaces pour trouver Diego, Del Piero ou Camoranesi. Sur le plan défensif, les hommes de Ferrara était constamment mis en difficulté par les montées de Chalmé (jamais suivi par Del Piero) et Trémoulinas, décalés dans les couloirs grâce au travail de fixation de Gouffran et Wendel. Au retour des vestiaires, le passage au 4-4-2 en losange par Ferrara a permis aux Turinois de régler ces problèmes dans leur couloir, surtout à droite où Sissoko allait chercher Chalmé jusque dans sa moitié de terrain. Problème, alors qu'il était pris entre quatre joueurs en première période (Chiellini, Legrottaglie, Sissoko et Melo), Chamakh a gagné en liberté ce qu'avait perdu les latéraux. Intelligemment, le Marocain n'a pas hésité à aller faire un tour du côté faible de la défense turinoise (Legrottaglie - Caceres), obtenant de nombreux coups-francs consécutifs à des duels remportés sur les ouvertures de Fernando. Derrière, si le changement tactique avait réequilibré les forces dans la zone Planus -Ciani - Diarra (VS Amauri - Del Piero - Diego), les Bordelais sont restés maîtres dans les duels et ont pu conserver leur avance. Action...Réaction, comme dirait l'autre.


Prix Paco Rabanne de la déclaration d'avant-match

Laurent [Blanc] a les idées très claires. Déjà joueur, il avait des qualités de meneur d'hommes et de leader. Je suis heureux pour lui de voir qu'il a eu tout de suite des résultats importants. C'est un entraîneur émergent. Mais la Juve est plus forte que Bordeaux. Et je crois qu'il est déjà en train de pleurer.

Ciro Ferrara, entraîneur-astrologue de la Juventus de Turin


Les Remarques à la con

- On a pourtant foutu un brassard à Diarra pour les aider mais les commentateurs le confondent toujours avec Ciani
- Sissoko jouait contre Bordeaux et on finit à 11.. On grandit, on grandit.
- Personne pour relever que la Juventus jouait avec des maillots délavés du FC Lorient ?
- Giovinco dans le couloir de Chalmé, c'est votre séance cinéma, le renard et l'enfant.
- C'est pas tous les jours qu'on peut prévoir sereinement un voyage en Israël.

 

diarra juventus tif tondu
Tif et Tondu, le retour

Le jouor par jouor :

Carrassor : Fort, solide sur ses appuis, aux aguets, il ne nous a presque pas fait peur, il a su répondre présent quand il a été solicité.
 
Trémoulinor : Il est monté en puissance au cours du match, d'abord solide pendant que son collègue super guerrier (bien que roux) montait à droite, il a ensuite pu trouver les espaces et s'appuyer sur Wendel pour porter le danger devant. On se souviendra de son recul face à Del Piero qui menaçait, bien planqué derrière son déambulateur. Et aussi sa frappe de mule détournée à l'entrée de la surface, roulement des épaules en option.
 
Planusor : Il ne donne pas l'impression d'avoir a faire des efforts pour être là, présent au bon endroit, toujours concentré, génant. Et par dessus ça, on n'a même plus le droit de s'étonner de ses excellentes relances. Souvenez-vous de l'ouverture pour Chamakh qui oblige les turinois à faire faute à gauche de la surface de réparation. Le reste étant bien classique, coup franc, tête, but, joie intense, cris.

Cianior : Peut-être un des Bordelais les moins en vue, il a la décence de ne pas mettre de but contre son camp sur le centre de Del Piero. Il n'a pas inquiété, et c'est déjà pas mal.

Power Chalmé : Lui qu'on aime critiquer a commencé par une série de centres mal ajustés jusqu'à un passement de jambe enchaîné avec un centre-tir au deuxième poteau de corner heureusement détourné par un turinois. A part ça ? Un match exceptionnel, tant sur le plan offensif que défensif. Point d'orgue la passe lobée à l'intention de Chamakh qui conduit à un épique face à face avec Buffon.

Diarraur : Un peu émoussé, il a semblé faire le service minimum de récupération devant la défense. Après, il faut bien avouer que son service minimum est déjà énorme en soi, véritable assurance que l'équipe adverse ne passera pas dans l'axe.

Fernandor : Il a bien épaulé Diarra dans le travail de récupération, il a su se projeter vers l'avant et proposer des solutions aux attaquants. Y'a rien à dire, sinon qu'il n'est jamais meilleur que face à une équipe italienne. Ha ouais, et un but de la tête en détournant un coup franc de juste ce qu'il faut pour tromper le gardien, comme d'hab'.

Wendelor : Il semblerait que le brésilien était bien décidé à continuer sur son bon rythme valenciennois, proposant un jeu offensif, osant tirer de loin. Malheureusement, ses frappes étaient moins bien ajustées que samedi et il a finit par adopter un jeu plus ressemblant à ce à quoi on est habitué, permettant à Tremoulinas de se libérer.

Plasilor : Meneur de jeu par intérim, il a une nouvelle fois prouvé que si Jussie est bon pour les tours de passe passe, lui, c'est carrément David Copperfield. Pour passer d'une métaphore à l'autre, Plasil était souvent dans la mêlée, entouré par deux ou trois adversaires, il parvenait à sortir le ballon d'une passe venue d'ailleurs. Très convaincant à ce nouveau poste.

Gouffranor : Rapide, percutant, il s'est dépensé sans compter et avec une joie communicative. Définitivement plus à l'aise dans la profondeur que dans les petits espaces, il a néanmoins su garder le ballon dans les moments chauds. Remplacé par Abdou Traoré qui a fait une bonne rentrée, technique, mais pas vraiment décisif.

Chamakhor : Blessé, incertain encore quelques heures avant le début du match, il nous a d'abord fait peur, mettant du temps à se relever après des contacts ou un tir. Il a fait preuve de culot durant tout le match, osant des tirs qu'il n'aurait peut-être pas tenté auparavant et a fini par voir son travail payer par deux fois. Le coup franc obtenu conduisant au but et un tête sur corner pour terminer le travail. Ouais, comme d'hab'.

On s'moque weed

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Qué féfé gaf, ya Gasset qu'a allumé sono joint de droguo
C'est terrible. Ce doit être au moins un 15 feuilles. Regardez la fumée que ça fait. Jeune homme fougueux, cachez vous le nez, ne respirez pas ça.
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 Comprende !
Ok, je retiens ma respiration.
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 Moi je bouche qu'une narine, sinon je n'arrive plus à respirer.
Moi j'outiliz mé shorté.
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 Wendel : - Mi Déou !
Camoranesi : - Yé né veu pa voir ça. Ma qué yé lé voi assé sous lé douche.
Gnéhéhé, on lui voit le zob.
On s'moque weed
Gnéhéhé, cé marrant. Mierda, yé respiré dé la fumée.

 
La journée de de LdC

Tout le monde est déjà au courant sur ce point. Bordeaux est qualifié et assuré de recevoir son huitième de finale retour. Le Maccabi Haïfa terminera sa campagne européenne face aux Girondins alors que dans le même temps, la Juve défendra sa deuxième place face au Bayern. Défaite interdite pour les Italiens.




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