Exempte du premier tour, l’équipe de l’Austria de Vienne rentre dans la danse face aux Girondins de Bordeaux qui retrouvent les joies de cette accueillante coupe de l’UEFA. Cette phase de poule ubuesque qui voit un second match en 15 jours avant de jouer un mois plus tard quasi qualifiés tombe tout de même fort mal. Entre la désillusion face à Nancy et un match difficile qui pointe face à Rennes, ce tour de coupe débarque comme un tacle de Jemmali dans le calendrier déjà imbécile de Bordeaux. Heureusement, Laurent Blanc a déjà fait son choix, rien ne sert de se polluer avec la coupe de l’UEFA, priorité au championnat, si on se fait sortir toutes les excuses du monde sont déjà là.

Sittin' here, eatin' my heart out waitin'
waitin' for some lover to call
dialed about a thousand numbers lately
almost rang the phone off the wall
Lookin' for some hot stuff baby this evenin'
I need some hot stuff baby tonight
I want some hot stuff baby this evenin'
gotta have some hot stuff
gotta have some lovin' tonight
I need hot stuff
I want some hot stuff
I need hot stuff
C’est l’occasion de voir les tricards sur le terrain, comme le petit Pierre Ducasse, Trémoulinas ou Micoud dans un énième changement tactique. Ramé toujours fidèle au poste, Chalmé à droite, la paire Planus/Diawara dans l’axe et Trémoulinas profite de l’occasion pour occuper le flanc gauche. Fernando et Ducasse à la récupération, Wendel à gauche Micoud quelque part et deux attaquants que sont Obertan et Chamakh. Un schéma qui se voudrait être une sorte de 4-2-3-1 avec deux ailiers mais qui a vite volé en éclat dès que l’on a pu remarquer que c’est Ducasse qui allait occuper le flanc droit. Une équipe totalement désossée avec un côté gauche bien utilisé et un côté droit désertique. La peur au ventre, une technique en dessous de la moyenne et une occupation du terrain idiote, difficile d’avoir une quelconque prétention dans cette rencontre.
Et pourtant, ce sont bien 3 points précieux dans la besace et une qualification quasi-assurée. Mais que se fut dur de venir à bout d’une équipe dont la star est Jocelyn Blanchard, meilleur joueur 2006 du championnat autrichien. Une équipe d’une rare faiblesse qui a réussi l’exploit de marquer sur sa seule occasion avant de s’écrouler au bout de 20 minutes de pressing intensif. Un adversaire amorphe, une équipe bordelaise balbutiant ses gammes, les commentaires de W9 à la limite du supportable et une réalisation autrichienne à vous filer le mal de mer, le match ne fut pas pénible que pour les joueurs, mais aussi pour les spectateurs.

Six minutes de jeu, un but sur coup de pied arrêté, Bordeaux est mené d’entrée. Un classique ces temps-ci, avec des entames de match pathétiques et une débauche d’énergie poussive pour revenir au score. Une absence de maîtrise, une stabilité fragile et un cruel de manque de confiance.
Mais ce match européen est-il dans la lignée des dernières sorties bordelaises ? Pas vraiment.
D’abord parce que le fait d’être mené au score est plus le fait d’une réussite éhontée des locaux (profitant sans doute d’un manque d’attention de la défense) qu’à un problème de mise en route. Un petit but et puis s'en vont. Le reste du temps, l’Austria se fera bouffer par une équipe certes maladroite, mais qui n’a plus concédé d’occasions de but les 84 minutes restantes. Un accident probablement, vestige d’une convalescence certaine.

84 minutes donc de pression bordelaise. Face à une équipe regroupée, sortant peu et menant au tableau d’affichage, mépriser les ailes, jouer à 5 touches de balles et manquer des passes évidentes n’est pas se rendre la chose facile. Après avoir encaissé le but, Bordeaux se procure des occasions, comme la tête manquée de Chamakh à la 15ème minute, toujours Marouane étrangement seul dans la surface qui pense tellement qu’il est hors-jeu qu’il fait une passe au gardien, ou encore Wendel qui manque le cadre de peu. Il faudra attendre la 45ème minute et une passe lumineuse de Jo Micoud dans le dos de la défense centrale pour débloquer la situation. Chamakh s’engouffre dans l’axe, Micoud lobe la défense d’une balle bien ajustée, Chamakh contrôle de la poitrine et devance le gardien autrichien qui n’a rien pu faire si ce n’est ne pas venir avec cette coupe de cheveux atroce. Juste avant la pause, Bordeaux égalise et peut faire ainsi chuter sa pitoyable statistique d’être toujours mené à la mi-temps.
En deuxième période les Girondins accentuent leur domination, jouent légèrement mieux mais butent sans cesse par leur maladresse et leurs approximations. Des occasions, par Wendel, Micoud et Bellion, rentré en cours de jeu, mais on ne sent pas vraiment ni Laurent Blanc qui tarde curieusement à faire des changements qui semblaient pourtant évidents, ni les joueurs de vouloir à tout prix aller chercher la victoire.
Economie ? Consigne ? Fatigue ? Suffisance ? Toujours est-il qu’en dépit d’une apparente mauvaise volonté, Bordeaux va arracher la victoire sur un penalty obtenu et conclu par Wendel à la 88ème minute.

Certains diront que forcer la main d’une équipe aussi faible est bien la marque d’un équipe en proie au doute, qu’il n’est pas normal de se mettre en difficulté dans une rencontre aussi facile, que peu de choses ont été mises en place pour faciliter le match. D’autres souligneront que compte tenu du contexte défavorable dans lequel évoluent les Girondins de Bordeaux en ce moment, battre à l’extérieur une équipe de coupe d’Europe après avoir été menés au bout de 6 minutes, régler quasiment la qualif’ sans jouer les prochaines parties suffit largement à nourrir la satisfaction des supporters et que si ce n’est la manière, le résultat est excellent.
Les boys :
Ramé : il ne peut pas grand-chose sur le but et aurait pu quitter sa cage pour voir tranquille le match dans les tribunes tant il n’a rien eu à se mettre sous la dent le reste du temps.
Chalmé : hésitant, souvent mal placé, des erreurs techniques… mauvaise période. Un bon centre pour une des meilleures occasions en première mi-temps mais ça ne suffit pas.
Planus : quelques fautes, c’est rare pour être souligné. Peut-être que l’arbitrage européen n’a pas l’habitude de voir un mec tacler sans dérouiller les chevilles et sanctionne plus son engagement que le caractère illicite de ses interventions. Le reste du temps, c’est l’taulier, rien à dire.
Diawara : un match tout juste moyen, ce qui est finalement mieux que les horreurs qu’il nous livre en ce moment. Dommage parce que son problème semble de toute évidence psychologique. On lit la peur sur son visage, son hésitation dès qu’il touche le ballon. Il a pourtant des qualités athlétiques primordiales à ce poste.
Trémoulinas : à chaque sortie il convainc. A l’aise techniquement, toujours en mouvement, vif dans les espaces. Il lui manque sans doute un peu d’assurance et se fixer à un poste, mais son entente avec Wendel est une réussite.

Fernando : brouillon et peu efficace, il veut trop en faire. Sans doute parce qu’autour de lui c’est aussi vivant qu’un tableau de Füssli. Reste que cela fait bien longtemps que l’on n’a pas vu jouer le vrai Fernando.
Ducasse : du coup c’est le petit Ducasse qui tire son épingle du jeu. Techniquement à l’aise, bonne couverture de balle, quelques bons ballons récupérés pour des passes manquées et des transmissions en touche. On ne peut pas trop lui en demander vu son faible temps de jeu, mais un peu plus d’application aurait été bien vu de sa part s’il espère un jour être une alternative crédible.
Micoud : une passe décisive (et quelle passe !), une grosse occasion en fin de match, puis plus rien. Combatif cela-dit, il n’a pas ménagé ses efforts. Peu servi par une équipe bancale, ça n’aide pas.
Wendel : il a à peu près tout manqué jusqu'à la 88ème minute. Victime de la faute, il transforme pourtant lui-même le penalty. Grosse présence, bonne entente avec Trémoulinas, mais on aurait pu penser qu'une inversion de poste aurait été plus judicieuse.
Obertan : pas grand-chose à se mettre sous la dent. Quelques bons appels, un bon centre puis au final un match anonyme. Il n’a rien montré de ce qu’il sait faire, lui pourtant à l’aise en coupe d’Europe. Remplacé par Bellion qui a failli marquer sur sa seule occasion.
Chamakh : enfin un vrai geste de buteur sur l’égalisation. Bel appel, contrôle de grande classe et vivacité dans le dernier geste. Il ne nous a pas habitué à cela. Match plein qui aurait pu être monstrueux si l’arbitre avait validé son deuxième but parfaitement valable (mais cette règle imbécile du hors-jeu passif n’est pas un cadeau pour les arbitres de touche que l’on ne peut blâmer sur ce coup-là). |
Nephtalie, il te faut t'adresser dire...
Il manque donc 8 lettres. Savez vous...
Houston on a un probleme, l'article e...
Merci bok, ça fait plaisir ce genre d...
dans la lignée des poncifs incohérent...