Ne nous cassez pas Libourne ! |
| Actualité du football | |
| Écrit par Alfonso Ribeiro | |
| 25-06-2009 | |
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"Il se serait pas trompé de blog l'auteur ? Ils font du social maintenant sur ChezLesGirondins.com ? Je vois pas en quoi c'est marrant."
Voici le type de réactions que pourront avoir certains de nos fidèles à la lecture de cet article.
Alors avant de laisser les rumeurs les plus folles s'installer, soyons clair : vous ne vous êtes pas trompé de blog, et ChezLesGirondins n'a obtenu aucune promesse de paiement en nature de la part des dirigeants libournais (ce qui est d'ailleurs bien dommage). Et non, il n'y a pas grand chose de drôle dans cet article. ![]() "Cette histoire de partenariat commence à sérieusement me casser Libourne". Le titre de champion de France de L1 est une grande joie pour tous les supporters bordelais que nous sommes. Néanmoins ce grand et bel arbre vient masquer une forêt qu'on laisse mourir : le football aquitain. Jadis, des clubs comme Pau, Bayonne, Trelissac, Libourne-St Seurin, Langon-Castets, le Stade Bordelais ou Villenave d'Ornon étaient de dignes représentants régionaux en compétitions nationales (L2, National, CFA, CFA2). Une seule bonne surprise en cette fin de saison : le S.A. Merignac jouera en CFA2 l'an prochain. Pau est descendu de National, Langon Castets et Villenave évoluent désormais au niveau régional. Dans le groupe C de CFA, trois des quatre derniers sont aquitains : Anglet, Bergerac et le Stade Bordelais. Seuls quelques clubs participent à l'élite : les Girondins de Bordeaux (L1 et CFA), Bayonne (National), Mont de Marsan, Anglet, le Stade Bordelais et Trelissac (ex National) en CFA2, et donc le FC Libourne-St Seurin (National et CFA2). L'équipe B libournaise étant reléguée en DH, les amateurs de football de la région vont devoir se faire à l'idée que le pain noir n'a pas un goût pas si dégueulasse que ça. Si on resserre le constat au football girondin, l'alarme doit être sonnée. "Mais qu'est-ce que ça peut nous foutre ?" Très juste, Jean-Jean. Ta remarque, bien que peu argumentée, trouve un certain écho chez les supporters du scapulaire. Après tout, Bordeaux ne compte pas tant de fidèles aquitains que cela, et l'internet en est un bel exemple. Nombre d'aficionados marine et blanc résident bien loin de notre belle région (rah les cons !), voire même de notre pays. S'ils aimaient vraiment le club, ils devraient aimer son histoire, son image et surtout son rayonnement. Le FC Girondins de Bordeaux c'est le club de toute une région. Si le stade Lescure pouvait parler (bon après avoir ingurgité certaines substances on peut l'entendre) il vous dirait que le public qui vient le remplir n'est pas uniquement issu de la capitale régionale. Quiconque s'est retrouvé à maudire Alain Juppé dans les bouchons des boulevards un soir de match a pu s'apercevoir que les plaques d'immatriculations (je parle des vraies, pas de celles qui nous font croire que les étrangers nous envahissent) ne sont pas toutes du 33. Le 47, le 40, les 16 et 17 (ceux qui ne savent pas conduire), le 24, voire même le 64 wipwizent ! Et si l'accès au stade n'était réservé qu'aux seuls bordelais, alors la salle des peupliers (temple du basket bordelais) suffirait à accueillir la poignée de fidèles, et le projet de nouveau stade dont tout le monde parle n'en serait que plus ridicule. Partout en Aquitaine, le dimanche lors des matchs de district, on parle des Girondins, "nos" Girondins. C'est moins vendeur que la popularité caricaturale des Marseillais, mais ça n'en demeure pas moins une vérité. Et si le ralliement populaire n'est pas si impressionant que ça, c'est aussi à cause de l'image terne et pédante que véhicule le club et ceux qui font le club (dirigeants, entraîneurs). Les réticents, ceux qui supportent l'OM juste pour faire les malins sans n'avoir jamais mis les pieds sur la Canebière, disent toujours la même chose : "A Bordeaux vous vous la pétez trop". Et parfois, c'pas faux ! A tel point que l'on passe actuellement sous silence qu'à une trentaine de kilomètres de la place de la Bourse, un club se meurt. Les fameux pingouin du FC Libourne-Saint Seurin. ![]() Visiblement, une réfection du vestiaire libourno-saint seurinois ne serait pas du luxe.
"Mais c'est qui ces pingouins, là ?"
Il s'agit d'un de ces clubs à l'histoire romantique, comme en aiment les anciens et les vrais fans de foot. Le genre de petit poucet qu'on regarde avec un sourire admiratif. Un club qui n'a jamais flambé, n'a jamais roulé sur l'or. Un club qui a du se battre pour exister dans l'ombre du colosse bordelais. Car oui, en Aquitaine on est moins bons que les Bretons, les Ch'tis et les Provençaux, autant de peuples que l'on aime bien chambrer. Oui, nous sommes certainement une de plus mauvaises régions sur le plan football, compte tenu des moyens et des possibilités. Alors quand le club phare est champion, on s'en fout. Mais lorsque ce même club frise la relégation (demandez à Pavon si c'est impossible) on fait moins les marioles. Libourne-St Seurin est monté du CFA au National, puis du National à la Ligue 2 avec le plus petit budget du National. Et oui, nous aussi on a nos belles histoires. Durant ces années, le capitaine emblématique a toujours été le même joueur : Régis Castant, formé aux Girondins et remplaçant durant l'épopée en Coupe de l'UEFA lors de la saison 95/96. Sous le houlette d'entraineurs comme Jean-Marc Furlan, ex défenseur des Girondins de Bordeaux, puis de Didier Tholot, le club a également réussi de magnifiques exploits en Coupe de France et coupe de la Ligue en éliminant Monaco, Lille, l'ogre Lyonnais ou plus récemment Troyes. Sur le site officiel du club, on apprend même que "Le FCLSS reste le club amateur le plus régulier de ces dernières années et même de l’Histoire dans cette compétition en ayant atteint 5 saisons de suite les 32èmes de finale [de la Coupe de France]". C'est pas beau, ça ? C'est donc un club historique, qui a vu passer bon nombre de grands joueurs, de Lilian Laslandes à Xavier Gravelaine (si si, un club de plus) en passant par Mathieu Valbuena ou Gary Bocaly (vous verrez). Cette saison, le FCLSS a réussi un parcours digne d'un champion lors des phases retours, permettant au club de se sauver et de terminer à la 12ème place, après avoir été relégable durant plus de trente journées.
Amateurs d'histoires improbables dans le football, là, sous vos yeux, à quelques kilomètres de votre club préféré, des
joueurs ont su montrer qu'on pouvait encore jouer pour d'autres raisons
que le fric. Car oui, les pingouins n'ont pas reçu leur salaire à deux
mois de la fin de la compèt', alors que le club était relégable.
Qu'ont-ils fait ? Lâcher le morceau en se disant que leur agent leur trouverait un club en juillet dans tous les cas, et qu'ils ne sont que de passage ? Non. "Se battre pour les salariés du club", "nous devons sauver le club" : de jolies phrases que Waldemar Kita aurait aimé entendre de la part de ses chêvres. Tel fut le leitmotiv de ce groupe bleu et vert. Et pour un trou de 200 000€, soit même pas un mois de salaire de Gourcuff, le FCLSS risque de se voir reléguer administrativement en CFA malgré le sauvetage héroïque sur le plan sportif; soit un retour en arrière de 5 ans et peut-être la fin d'un rêve : voir ce club se pérenniser en L2. ![]() "Et non, l'important c'est pas les 3 points, c'est les 200 000 euros."
"Pourquoi les aider ?"
Dans les quotidiens régionaux et sur le net, cette "affaire" fait réagir. Les amateurs et pratiquants ne comprennent pas comment le FCGB peut laisser mourir le petit frère pour ce qui constitue à ce niveau une bouchée de pain. Les explications fusent : Bordeaux fait payer là le partenariat qui existait entre Libourne et Marseille. En effet, durant les années L2, Libourne faisait "cadeau" de ses meilleurs joueurs (Valbuena, Kaboré, Gragnic) contre des prêts de jeunes fadas pas encore (kùn) aguerris. Une certaine rancoeur a donc pu naitre au Haillan en voyant le "petit frère" passer ses plus belles fringues à la brute du quartier. "Connerie" répond le président Bernard Laydis (night). "S'ils nous en voulaient ils n'auraient jamais pris en charge le salaire de Romain Dupuy". En effet, cette année le jeune Romain Dupuy (ex Stade Bordelais) qui évoluait en CFA a été prêté au FCLSS par les Girondins. Un prêt gratuit dont l'intégralité du salaire a été pris en charge par Bordeaux. Beau geste qui démontre bien l'absence de rancoeur côté bordelais. "Les deux clubs n'ont jamais été proches." Bon nombre de personnages historiques sont passés par les deux clubs. De André Menaut à Stéphane Ziani, en passant par J-M Furlan, Didier Tholot, Régis Castant, Mathieu Chalmé, Mathieu Valbuena ou les frères Kébé, les deux clubs ont su séduire des personnes similaires. Cette année, dans le groupe pro du FCLSS, un paquet de joueurs ont été formé aux Girondins : Farnolle, Remaut, Didion, Dahmoune, Ligoule, Martin, Castant, Pinto, Mouithys et Dupuy. Un partenariat sportif tacite existe déja chez les jeunes. Les Girondins ne prennent pas de joueurs au FC Libourne-St Seurin avant qu'ils aient 14 ans. Accord qui n'existe avec aucun autre club. Les Girondins fournissent également la liste des joueurs non conservés en priorité au FCLSS afin qu'ils aient plus de chances d'intégrer ses effectifs. Par exemple, deux cadres des 18 ans Nationaux du FCLSS avaient participé à la finale de Gambardella au Stade de France avec Bordeaux la saison passée. Autre exemple, un jeune joueur libournais très prometteur était pisté par plusieurs clubs français et des demandes de stages ont été formulées. Les éducateurs libournais ont aussitôt informé leurs homologues bordelais afin que ces derniers ne se fassent pas "doubler". ![]() L'équipementier du FCLSS vient de livrer les nouveaux survêt'.
"Quel intérêt pour Bordeaux, franchement ?"
En demandant aux Girondins d'aider Libourne à se sauver financièrement, il convient évidemment qu'un partenariat suive. Si l'intérêt pour le petit club parait évident (se faire prêter de bons jeunes joueurs afin de pérenniser le niveau du club en L2), le commun des mortels a du mal à comprendre l'intérêt pour les Girondins. Mettons nous en situation concrète avec un poil de conditionnel, si vous le voulez bien. Economiquement, en se séparant de jeunes joueurs pas assez bons pour éclater tout de suite en équipe A des Girondins, le club voit s'envoler une opportunité de faire rentrer un peu d'argent. Ce fut le cas avec Valbuena, Chalmé, Moura, Mouithys, Y.Kébé, B.Kébé, Dahmoune, Leugueun... Valbuena, que Marseille a acheté 80 000 € et peut revendre une dizaine de millions. Kaboré, pour à peu près les mêmes chiffres, et qui plait à Mourinho. Yahia et Boubacar Kébé sont partis des Girondins gratuitement, et sont aujourd'hui des valeurs sûres en L2. Sauf que Bordeaux ne touchera rien dans les transactions. En prêtant un joueur au FCLSS, si celui-ci explose et est sollicité, le FCGB toucherait la majeure partie du montant. Prenons l'exemple du partenariat avec l'OM. Un joueur comme Bocaly végétait en réserve marseillaise ; pas assez sûr pour jouer en L1. Il n'avait aucune valeur et ne progressait pas. En étant prêté a 19 ans à Libourne avec la garantie d'être titulaire, et en étant même capitaine sur certains matchs, le joueur a énormément progressé. Il a enchainé une deuxième saison de prêt à Montpellier où il a encore fait partie des cadres. Aujourd'hui, sa valeur se compte en millions d'euros, bénéfice que Marseille n'aurait jamais pu réaliser sans prêter son latéral droit. En plus, le club phocéen a maintenant la garantie sportive que le joueur peut apparaitre en L1 : bénéf sur tous les plans. ![]() "Mon club en CFA ?! C'est à moi qu'tu parles ?"
Mais c'est sportivement que l'intérêt est le plus pertinent.
Si le partenariat avait existé il y a deux saisons, Valbuena et Kaboré seraient bordelais à l'heure actuelle. "On leur aurait filé", nous a carrément révélé Bernard (5 francs) Laydis. Alors évidemment, on conviendra tous du caractère insupportable du
jeune Mathieu, mais sa valeur sportive - pour ceux qui savent regarder
un match de l'OM en amateur de football - et aujourd'hui économique ne
peuvent être négligées. Valbuena a offert la qualif' en
Ligue des Champions lors de sa première saison, puis la victoire historique à Anfield. Voilà 80 000 euros vite rentabilisés !
Et si on s'amuse à le comparer avec le parcours d'un Ducasse... le fou rire est incontrôlable.
Quant à Charles Kaboré, ce serait ni plus ni moins le back-up parfait d'Alou Diarra. Il s'est même révélé précieux dans les moments de disettes dans l'effectif olympien, dépannant en latéral droit. L'autre intérêt sportif pour les Girondins de Bordeaux, c'est de garder un oeil sur des jeunes formés au centre mais qui suscitent des interrogations. Cela s'est produit cette saison avec Bouscarrat, qui ne sera pas gardé car il a atteint l'age limite pour signer un contrat pro. Cela a failli se produire avec Tremoulinas d'ailleurs, heureusement que Blanc a ouvert les yeux, sinon imaginez la perte de ce joyau, aujourd'hui titulaire du flanc gauche de la défense et fierté de notre formation. Le prêt d'un joueur comme Bouscarrat, comme Chalmé ou Valbuena en leur temps, au club partenaire, aurait permis de se donner un délai d'un an de plus pour prendre une décision. Si au bout de cette année il explose, alors Bordeaux le reprend. Si non, Bordeaux n'a rien perdu. Aujourd'hui ces débats paraissent secondaires car Bordeaux est champion et ses cadres (hormis Chamakh) ne sont pas issus du centre de formation. Mais rappelons-nous un temps pas si lointain où les jeunes ont sauvé le club. Ils s'appelaient Francia, Chamakh, Mavuba ou Franco. Et ce sont eux qui ont pris le relais quand les recrues se sont démontrés être de vraies déceptions. Qui peut assurer qu'un tel scénario ne se reproduise pas ? Pouvoir compter sur des jeunes ayant parfait leur apprentissage en L2 un championnat difficile, parait tout de même plus pertinent que de laisser les meilleurs jeunes végéter en CFA, un niveau où certains s'ennuient. "Pourquoi passer un partenariat avec Libourne plutôt qu'avec un autre club ?" Près des yeux, loin du coeur. Pour certains, la proximité entre les deux clubs n'est pas la garantie d'une entente. Pourquoi pas. Ils argueront que Bordeaux a déjà prêté bon nombre de joueurs à d'autres clubs. C'est vrai. Néanmoins, cela s'explique simplement. Libourne étant en National, les joueurs préfèrent être prêtés en L2. Légitime. Lorsque les pingouins étaient en L2, l'OM leur a prêté trois ou quatre joueurs par saison (Begeorgi, Ba, Deruda, Dennoun, Bocaly...). Il ne fait aucun doute qu'un FCLSS en L2 c'est le choix de prêt le plus pertinent pour un jeune bordelais. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est à 30km. Yahia Kébé a explosé en conservant son cadre de vie, son appartement au Haillan, tout en ne jouant plus à Bordeaux. Le temps d'adaptation est réduit au maximum, les coup de blues (éloignement des potes, de la famille, perte de repères, sentiment de solitude) sont également réduits. Enfin, en se sachant observé et suivi avec toujours une chance de revenir aux Girondins (élite du foot français) le joueur a de grandes chances de donner le meilleur de lui même, et d'exploser. Et même en étant en National, des joueurs ont choisi Libourne après avoir été non conservés par Bordeaux (Dahmoune, Dupuy). Is sont passés du CFA au National avec une certaine garanti de temps de jeu. ![]() La secrétaire de Bernard Laydis bosse à fond ses dossiers avant de passer devant la DNCG.
"Quelles garanties pour Bordeaux ?"
De sources proches du dossier, on sait que Jean-Louis Triaud est favorable à ce rapprochement, mais il ne maîtrise pas l'aspect financier. Quant à Laurent Blanc, il aurait avoué ne pas comprendre que les deux clubs ne soient pas déjà partenaires. C'est donc au niveau de M6 que cela bloque. Vous savez, la chaine qui gagne des millions en une soirée de graine de Stars, avec les sms de boutonneuses écervelées. C'est donc là qu'on hésite à sauver un club ami pour 200 000€. Ce n'est pas vraiment la meilleure manière de redorer l'image d'un club réputé pédant et austère. Pourtant il ne s'agirait pas d'une perte brute. Toujours d'après des proches du dossier, le FC Libourne-St Seurin a des garanties de rentrées d'argent. Le côté taquin de l'histoire, c'est que les investisseurs (sponsors maillot par exemple) ne donneront l'argent que si le passage face à la DNCG est favorable. C'est donc le serpent qui se mord la queue. On sait aussi que Libourne touchera un pourcentage sur la vente de Valbuena si celui-ci quittait l'OM, Deschamps voulant s'en séparer. Nous pouvons même vous révéler que si Valbuena est vendu à l'étranger, Libourne percevra 10% du montant. Avec un scénario à la Faubert, on imagine donc facilement Libourne récupérer beaucoup plus que la somme prêté par M6. Le petit prêt serait récupéré après plusieurs mois. Pour les cancres du fond, Valbuena vendu 10m€ c'est 1m€ pour Libourne. Le même genre de clause, mais avec un pourcentage plus proche des 7/8 % existe pour Charles Kaboré. ![]() "Ecoutez, vous allez pas me casser Libourne !"
Parce qu'il nous semble importer que Bordeaux
assume son rôle de locomotive régionale, parce que le club est bien
content de pouvoir compter sur les compétences et les viviers régionaux
pour alimenter son centre de formation puis son équipe première, et
parce que ce geste noble grandirait l'image de notre club pas si
pédant, pas si hautain, pas si froid que ça, nous espèrons que ce dossier qui nous touche trouvera une issue positive pour tout le monde.
Et parce que le sport est vecteur de valeurs de rapprochement et de solidarité... Allez Bordeaux ! |
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