Une fois de plus, les dieux du football nous ont réservé une de ces surprises dont ils ont le secret et qui font le succès de
notre sport favori. Qui aurait cru que les Taillanais, exemples de réussite pour les jeunes de toute une région (le fameux triangle St
Médard-St Aubin-Le Taillan), se feraient sortir de la coupe d'Aquitaine au stade des quarts de finale ? C'est pourtant bien ce qui s'est
produit ce mercredi au Montplaisir Arena de St Médard en Jalles devant 350 spectateurs médusés.
Concernant la 1ère
mi-temps, c'est un petit peu délicat... Comment vous dire... Bon, on va pas tourner autour du pot plus longtemps, notre fine équipe composée
de trois envoyés spéciaux et d'une stagiaire ont eu un petit problème technique qui nous a fait rater la 1ère demie heure. Malgré notre longue
expérience dans la couverture de grands évènements, nous n'avions malheureusement pas imaginé que l'organisation logistique de cette affiche
entraînerait de tels bouleversements de la circulation. C'est donc à 21h10 que nous arrivâmes au stade. Mais n'étant pas formés pour
travailler le ventre vide, un détour vers le restaurant le plus proche s'imposa. Heureusement, il s'agissait d'un de ses lieux dits de
restauration rapide (un concept américain). Mais même là, notre conscience professionnelle prit le dessus. Nous décidâmes donc de nous
dispatcher afin d'occuper toutes les caisses de l'établissement, autant pour faire vite que pour recueillir un maximum d'informations sur
l'ambiance autour du match auprès des employées. C'est ainsi que nous apprîmes que l'agent de caisse numéro 2 vit maritalement avec un
membre de l'effectif taillanais mais que malheureusement elle « a grave la rage » vu qu'il est suspendu. Nous lui suggérerons bien
évidement de le décrocher (on garde les fondamentaux). Sitôt le repas emballé, c'est au pas de course que nous nous dirigeâmes vers
l'enceinte du futur exploit bordelais. Après avoir débourser les 5€ réglementaires (Jean-Louis si tu nous entends), nous pénétrâmes enfin dans
les travées de Montplaisir. Il est 21h30, si le tableau d'affichage avait existé il afficherait 1-1.
La formation taillanaise.
(le type de dos a été très discret
pendant tout la rencontre)
Toc, changement de paragraphe qui nous permet par la même occasion d'abandonner ce passé-simple
qui rend fou notre correcteur d'orthographe. Donc voilà, les jeunes pousses bordelaises font plus que tenir tête à l'AS Taillanaise. Ils ont
ouvert le score dès la 1ère minute par l'intermèdiaire de Floyd Ayité qui a battu de la tête Nico Quillo, le portier tout de rose vêtu (tout
cela étant tiré de Sud-Ouest, hormis bien sûr le jeu de mot truculent sur la bande à Roger Waters). Mais la joie des jeunes pousses bordelaise
n'allait pas durer. 3 minutes plus tard, l'ancien girondin Xavier Berthet égalisait sur pénalty devant une foule que l'on devine en délire.
Voilà pour ce qu'on a raté.
Quillo, le portier taillanais
Notre léger retard nous ayant empêché de nous procurer une feuille de match,
c'est un peu dans l'inconnue que nous avons assisté à la fin de la partie. La réserve girondine tente de forcer la décision en cette fin de
1ère période et maîtrise de manière assez outrageuse (presque indécente) mais les Médocains résistent pas mal et font montre d'une belle
solidarité défensive même si on peut éventuellement regretter un peu de timidité dans les rares contres qu'ils ont eu à exploiter (seulement
4, voire 5 joueurs impliqués). Pas grand chose d'autre à signaler si ce n'est qu'à la 37ème minute, on découvre un Royal Cheese en lieu et
place d'un McChicken, qu'à la 42ème le milk-shake à la vanille est à la fraise et que dans les arrêts de jeu on constate l'absence d'une
cuillère indispensable à la dégustation du Sunday chocolat. Tout cela ne présage rien de bon, surtout que notre délégué à la buvette reviendra
bredouille pour cause de pénurie de bières. Bref, c'est la merde.
Incompétents !
Patrick Battiston aura profité de la mi-temps pour faire rentrer deux joueurs
frais. Saunier et Moimbe apportèrent un peu de sang neuf aux céhéfaïstes girondins. Changements gagnant, puisque Moimbe fut sans nul doute
l'homme de cette seconde période. Quel talent ! Il a tout réussi. Rapide, technique, doté d'une excellente vision de jeu, il fut le calvaire
de la défense taillanaise. C'est d'ailleurs lui qui, bien servi en profondeur par le très bon Kevin Tunani (à moins que ce fut Saivet), se
chargea de tromper un Quillo un peu hésitant à la 63ème. C'est dommage parce que jusque là les joueur de PH semblaient avoir la baraka. Un des
Ayité (les frangins étaient tous deux alignés en attaque) frappa le poteau peu après qu'un Bordelais (Sékour ?) frappa à côté du but grand
ouvert seul aux 6 mètres. Juste après le but, le héros malheureux de Séville choisit de faire rentrer, Cissé, attaquant au physique de
basketteur qui ne fit rien de bon, tout en étant constamment hors-jeu. Xavier Berthet, quant à lui, continuait à se montrer extrêmement
dangereux et fut même tout prêt d'égaliser sur un corner direct bien claqué par Meslien, le goal bordelais. Le match commence réellement à
s'emballer, Dignito, le latéral gauche centre-africain des Marine et blanc, est de plus en plus tranchant. A la 74ème, Ayité, l'autre,
trouvait lui aussi les montant de Quillo. Dans la foulée (75ème), contre fulgurant du Taillan qui débouche sur une énorme occasion qu'Antoine
Demory ne parviendra malheureusement pas à conclure. C'est là que notre charmant voisin de tribune a vu juste, « té, là c'est le
tournant ». Effectivement, deux minutes plus tard, une tête piquée de John Ayité signera la fin du rêve de toute un peuple
(fier).
Tout cela se finit donc dans la tristesse, même si l'expédition punitive chez Ronald nous redonna tout de même un peu de baume
au coeur.
Les Equipes :
Le Taillan : Quillo - Sarr, Thill, De Lepinay, Mascore, Langlais (cap),
Dusseval, Ricart, Demory, Garanger, Berthet. Entrées en jeu : Sanchez, Lalevé, Lavieville.
Bordeaux 2 : Meslien -
Dignito, Douhay, Bertrand, Ecuele Manga, Tunani (cap), Traoré, Sékour, Saivet, F.Ayité, J.Ayité. Entrées en jeu : Saunier, Cissé, Moimbe.
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